Site actualisé le : 03/10/2018

« … les sœurs ne porteront pas
de grands flambeaux qui jettent un
jour brillant sur l’Eglise,
mais elles porteront de petites lampes … »

Anne de Xainctonge,
la fondatrice des Ursulines

A 15 ans, Anne de Xainctonge découvre auprès des Jésuites les chemins ignatiens de la vie spirituelle chrétienne. C’est en les regardant agir avec les garçons dans leur collège de Dijon que naît en elle un appel intérieur qu’elle reconnaît comme une vocation :

«Dieu est bon et il aime les hommes et les femmes de la même manière».

Ce que les Jésuites font pour l’éducation des garçons,
Anne de Xainctonge le fera pour les filles et les femmes,
«à commencer par les pauvres et les servantes».

Cette audace trouve une résistance dans sa famille et plus particulièrement à partir du moment où elle décide de réaliser son projet à Dole plutôt qu’à Dijon.
Son père, contrarié et déçu dans son honneur, va la persécuter.
Elle a fui, en effet, sa ville natale pour gagner Dole, ville «ennemie» qui dépend de la couronne d’Espagne.

Le refus de la clôture monastique

Devenue une pauvre parmi les pauvres,
elle subira dix longues années d’épreuves, d’abandon, de moqueries,
avant de fonder les Ursulines.

Son projet se caractérisa par «le refus de la clôture monastique», qui excluait toute prétention à une approbation canonique de l’Église.

Pourtant, les premières sœurs commencèrent à inventer leur manière de vivre ensemble. Depuis lors, les Sœurs de Sainte-Ursule, en ouvrant de nombreuses écoles, sont au service de la formation féminine. Elles poursuivent, aujourd’hui encore, cette mission éducative dans le monde.

Des écoles ouvertes à toutes et à tous

Inspirées par le modèle des collèges des Jésuites, les sœurs de Sainte-Ursule, créent dès l’origine des écoles ouvertes à toutes et gratuites.

Ainsi les sœurs veulent «sortir pour Dieu»,
aller à la rencontre de leurs frères et sœurs,
à la manière de Jésus parcourant la Galilée et la Judée.

«Anne de Xainctonge avait pris pour modèle Jésus Christ conversant avec les hommes. »

(Auteur anonyme du XVII e siècle).

Converser, c’est «entrer en relation», se faire proche d’autrui, se laisser interpeller par lui, l’accueillir et lui témoigner amour fraternel et compassion.

Cela suppose non seulement l’absence de clôture matérielle, mais aussi l’ouverture du cœur nécessaire,et la liberté intérieure pour tout faire.